Témoignage de Bruce
Je me souviens quand à l’âge de cinq ans j’allais à l’église, qu’on y parlait de Dieu, qu’on y chantait. C’est d’ailleurs ce que j’aimais le plus car c’était si vivant ! Le reste rentrait par une oreille et ressortait par l’autre, sans me toucher. Mon arrière grand-mère nous rassemblait aussi pour nous parler de Dieu, mais j’avais la tête ailleurs.
La Bible dit, dans Romains 3 verset 23 que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Ce sont donc nos péchés qui nous séparent de Dieu et dès mon jeune âge, je me suis senti attiré par tout ce qui était impur et obscur. Je mentais beaucoup à mes parents et j’étais souvent méchant.
Vers l’âge de douze ans, mon oncle qui est pasteur est venu me chercher pour aller avec lui à l’église : je remercie Dieu pour ce jour ! Pendant qu’ils priaient, j’ai ressenti le même besoin de prier et j’ai pu réaliser que je péchais contre Dieu. Le Seigneur fit défiler en mon esprit tous les péchés commis jusque là et je Lui en demandais pardon de tout mon cœur. Je fus alors convaincu que Jésus-Christ était mon sauveur et je fus rempli du Saint-Esprit. Moi qui ne parvenais à aimer personne, le Seigneur enleva cette haine en moi et la remplaça par son amour. Je croyais que personne ne m’aimait et je réalisais l’amour de Jésus-Christ pour moi, et pour tous car Il nous aime tous d’un même amour. Je ne touchais plus terre d’avoir reçu un si grand amour en mon cœur.
Quelques mois plus tard, mes amis sont partis en vacances. Je me retrouvais seul et je me mis à côtoyer des jeunes qui fumaient et faisaient la fête. Je me laissais entraîner tout en sachant que je ne faisais pas la volonté de Dieu. Je fermais doucement mon cœur à Dieu, sans vraiment m’en rendre compte et je l’ouvrais à nouveau à toutes mes anciennes attirances. De temps en temps, je pensais à Dieu, mais je me sentais accusé par ce que je faisais de mal. Je n’osais plus Lui demander de me pardonner car la culpabilité était si forte qu’il me semblait que je ne méritais plus le pardon de Dieu. A dix-huit ans, j’ai aimé une fille qui semblait aussi m’aimer.
Pour mes dix-neuf ans, mes parents m’ont offert un voyage en Israël et j’ai été tellement marqué d’avoir marché là où Jésus avait pu passer qu’en rentrant en France, j’ai voulu parler à ma petite amie de ce que Jésus avait pu faire auparavant pour moi : pardon de mes péchés, délivrance de la cigarette et de l’alcool. Surtout, Il était mon sauveur. Le résultat fut qu’elle me laissa tomber quand je lui ais parlé de Jésus-Christ ressuscité ! Pour moi ce fut une profonde déception qui m’entraîna dans une descente totale (alcool, cannabis) en abandonnant la main de Dieu, en faisant tout pour me détruire et en sombrant dans une profonde déprime. J’ai rencontré, quelques temps plus tard, celle qui est devenue ma femme et qui m’a aidé, bien que ne connaissant pas Dieu. Nous avons voulu avoir un enfant ; elle tombait enceinte mais sans pouvoir garder l’enfant plus d’un trimestre. Nous nous sommes alors confiés dans la médecine, mais sans résultat non plus. Au fond de moi, je savais que Dieu avait le pouvoir de nous accorder cet enfant, et nous en avons parlé ensemble. Nous sommes alors allés à l’église, mais lorsque nous avons vu que nous n’obtenions pas ce que nous étions venus chercher, nous avons arrêté d’y aller. J’en voulais beaucoup à Dieu pour cela. Désespéré, je me suis remis à boire et à fumer. En 2004, je suis parti pour les fêtes de Noël dans ma famille. J’étais triste. J’ai pensé à Dieu, au diable et à tout ce qu’il pouvait faire : mensonge, dépression, illusions, tranquilliser les consciences par la religion, et finalement tenir tous les êtres humains par leurs péchés.
Sans savoir ce que je faisais vraiment, j’ai provoqué le diable en le rendant responsable de l’état où j’étais et alors que j’avais bu, je suis allé me coucher. C’est là que j’ai eu la peur de ma vie. Je dormais dans une caisse de chantier qui s’est mise à décoller de terre et j’entendais des coups forts tout autour de l’endroit où j’étais. Je pouvais ressentir une présence mauvaise et j’ai eu si peur que j’ai crié à Dieu, et je Lui ai dit : « Dieu, si tu me sauves, je te donne mon cœur ». J’ai su, à ce moment, qu’Il était dans mon cœur et j’ai pu me rendormir. Le matin même, j’ai été délivré de la cigarette et de l’alcool. Plus aucune envie de fumer ou de boire et la certitude en moi que Jésus m’avait libéré et pardonné.
En rentrant dans mon foyer, où ma compagne était restée, je lui ai tout raconté. Elle a vu que je ne buvais plus ni ne fumais plus et, elle aussi a mis sa confiance en Jésus qui l’a libérée du tabac. Nous sommes retournés à l’église et avons fait la paix avec Dieu. Nous Lui avons demandé pardon de Lui en avoir voulu de ne pas nous accorder d’enfant. Notre vie de couple a totalement changé. Quelques temps plus tard, l’église a prié pour nous et elle est tombée enceinte naturellement. Nous avons eu cet enfant que nous désirions tant, mais par la grâce de Dieu.
Mais le plus beau des cadeaux que Dieu m’a fait, c’est Jésus donnant sa vie à la croix pour le pardon de mes péchés et le salut de mon âme, à moi qui méprisait sa Parole et sa Personne.
Ce qu’Il a fait pour moi, Il veut aussi le faire pour chacun de ceux qui s’approchent de Lui.
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