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Eglise Evangélique du Marsan
 

Témoignage de Brice

Ce jeudi 18 mars 1999, un jour où il faisait chaud, je partis chez une amie pour y travailler. Physiquement je me sentais bizarre, ça bourdonnait dans ma tête. Je me suis dit que c'était la chaleur. Je ressentis tout à coup un malaise avec une perte d'équilibre, je m'affalai contre le mur de la maison et je pus appeler mon amie. Là, voyant que je n'arrivai plus à tenir sur mes jambes, elle m'amena en me soutenant par le bras à l'intérieur de la maison et m'allongea sur le canapé. Tant bien que mal, je lui demandai un verre d'eau. Je croyais à une crise passagère de spasmophilie. Je pensais que ça allait passer, mais je n'arrivais plus à bouger, j'étais inerte. Mon amie appela mes parents en leur expliquant ce qui se passait. En constatant mon état, ils appelèrent immédiatement le médecin qui mit énormément de temps pour venir. Quand enfin il arriva, son diagnostic fut sans appel : crise comitiale avec hémiplégie droite. Le SAMU prévenu est arrivé peu après. Transporté à l’hôpital, je passais un scanner qui détermina mon départ de toute urgence en hélicoptère pour Bordeaux. Je me souviens juste de mon arrivée, puis plus rien car on m'avait alors placé dans un coma artificiel. Mes parents m'ont raconté qu'arrivés aux urgences, ils ont attendu assez longtemps jusqu'à ce que le neurochirurgien leur annonce que soit un angiome soit une veine avait éclaté en plein milieu du lobe gauche, et qu'un hématome s'y était formé bloquant le centre de la parole et tous les nerfs du côté droit. Peu de temps après, mes parents ont averti l'église, et notre pasteur, Barry Clark, qui était en convention avec d'autres ; ils ont organisé une chaîne de prières. Je restais dans le coma pendant huit jours. À mon réveil, le premier constat fut effrayant : j'étais paralysé du côté droit et je ne pouvais plus parler. Après quelque temps, ma jambe droite commença à remuer. En fait, l'hématome commençait à se résorber. Autour de moi la prière continuait, c'était un vrai miracle, j'aurais dû être mort. Je fus ensuite envoyé à Nouvielle, à Mont de Marsan pour ma rééducation avec des séances de kiné, d'orthophonie, d'ergothérapie, etc. Je restai un an hospitalisé. Après quoi je connus l'hôpital de jour et le soir je rentrais chez moi. Petit à petit je recouvrais l'usage de ma jambe et de la parole. Je me souviens de ce jour où je me suis mis à marcher. Tous étaient étonnés de mes progrès. Je savais que le Seigneur était en train d'agir…
Aujourd'hui, même si je n'ai pas récupéré complètement l'usage de ma main et de mon bras, car tous mes mouvements sont très lents, je m'attends à ce que le Seigneur pose sa main. Mais avant tout, je veux Le remercier et Le louer parce que je suis vivant ; et c'est là un miracle de Dieu !