Témoignage de Bao
Je suis d’origine chinoise, né au Viêt Nam dans une famille bouddhiste. A cause de la guerre entre la Chine et le Viêt Nam, il m’a fallu partir du Viêt Nam en 1979 et je suis arrivé en France en 1982.
J'ai ensuite rencontré ma femme et nous nous sommes mariés. Un an et demi après notre mariage, nous avons décidé d'ouvrir un restaurant chinois. Alors que je travaillais aux préparatifs d'ouverture, un compatriote vint me trouver et me demanda si j'avais du travail ; il était cuisinier. Je l'embauchais donc pour le lundi suivant.
Il s’appelait Daniel et il me parlait de Jésus, de Dieu. Au début, cela m’amusait et je me moquais de lui de mille et une façons mais il restait toujours poli et aimable. Au bout de quelques mois, cela ne m’amusait plus et je lui dis : « Ne me parle plus de Jésus ! » mais il continuait. Comme cela m’agaçait de plus en plus, je le menaçais : « A partir de demain, si tu parles encore de Jésus avec moi, je te renvoie ! ».
Le lendemain, il vint travailler et ne parla pas de Jésus. Le surlendemain, il vint travailler et ne parla pas de Jésus non plus. Le troisième jour, il vint travailler et moi, je ne pouvais plus supporter de ne plus entendre parler de Jésus car cela me manquait. Alors je lui dis : « Parle-moi de Jésus. ». C’est là que je commençais à aller à l’église.
Il me donna le nouveau testament. Un jour, après le travail, j’étais en train de lire l’évangile de Jean dans mon appartement quand je m’aperçus que de l’eau tombait sur ma bible. Je levai la tête pour voir s’il pleuvait mais je me dis « on est dans une maison, il ne peut pas pleuvoir ! ». Je regardais ma bible et je me rendis compte que c’était mes larmes qui coulaient. Et ma bouche ne cessait de dire « merci Seigneur, merci Seigneur… ». C’est là que je sus que j’étais un pécheur et que j’étais pardonné. Donc je suis allé voir le pasteur pour lui demander de me faire baptiser.
Par la suite, j'ai eu l'occasion de savoir comment Daniel, sans papiers, obligé de quitter Paris avec sa famille avait rencontré, dans le premier train qu'il avait pris pour échapper à la capitale, un chrétien de Mont de Marsan intrigué de le voir lire une Bible. Puis, il fut accueilli dans l’église de Mont de Marsan où des sœurs de l’église l’aidèrent à se loger ; c’est ainsi que, cherchant du travail, notre rencontre a eu lieu.
Bien sûr, en tant que chef d’entreprise, je pouvais régulariser ses papiers et c'est ce que je fis. Depuis, il a ses papiers en règle, et moi, j’ai le Seigneur Jésus qui règle ma vie. |