Alors que j’étais sur le point d’entamer un traitement contre la stérilité, j’ai eu la joie d’être naturellement maman de deux enfants. Par ailleurs, ce lien de mariage, si distendu durant toutes ces années, a fini par se rompre. Délaissées, désemparées, nous nous sommes retrouvées avec ma fille aînée âgée d’un an et demi et grande prématurée, en foyer maternel, ma seconde fille étant décédée trois jours après sa naissance. Bien que notre situation était des plus pessimiste, ce Dieu si merveilleux que je ne connaissais pas bien encore ne s’était, Lui, jamais désintéressé de nous. Tant et si bien que je peux affirmer que durant cette période cruciale de ma vie et jusqu’à ce jour encore, ce Dieu débordant de compassion et d’amour, loin de nous abandonner, nous a comblé, bien souvent au-delà du nécessaire. Seules ! certes, sur le plan humain mais dans ce domaine aussi le Seigneur a pourvu en nous donnant une place parmi les siens, des hommes et des femmes, scellés par l’amour du Christ, qui nous ont soutenues, épaulées, encouragées, aidées.
Non, je ne regrette rien, je n’ai aucune haine, car c’est grâce à la fournaise des épreuves que j’ai été attirée plus près du cœur de Dieu et plus profondément dans sa Parole, la Bible. Et c’est avec une pleine assurance que j’attends ce jour où Il me serrera dans ses bras d’amour, m’accueillant dans la Patrie céleste, sa sainte demeure. Car, là seulement et pour toujours, mon Sauveur et Seigneur essuiera toute larme de mes yeux, la mort ne sera plus, il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur (Apocalypse 21.4).